AIRE GÉOGRAPHIQUE ET ETHNIQUE DE TRAVAIL Le travail actuel d'ASUR se déroule auprès
de paysans indigènes des communautés jalq'a (cantons de Quila
Quila, Marawa et Potolo, province Oropeza) et des paysans des communautés
du secteur Tarabuco (cantons Icla, province Zudañez), toutes deux
étant des micro-régions du département de Chuquisaca.
C'est lá qu'ASUR soutient le Programme Textile Jalq'a Tarabuco. LES JALQ'A Ils constituent un groupe ethnique qui se déploie des deux côtés de la frontière entre les provinces de Chayanta (département de Potosí) et d'Oropeza (département de Chuquisaca).
Avec la Réforme Agraire (1953), les jalq'a se sont organisés en communautés de ex-hacienda et quelques ayllus originaires, comme a Qhara Qhara, Moro Moro (actuellement Ravelo) et à Quila Quila. A la différence des groupes ethniques de la région du Nord de Potosí, les jalq'as n'ont pas d'organisatin politico-sociale segmentaire, centralisée et unique pour tout le groupe. L'unité est affirmée par le nom même de jalq'a par lequel ils se nomment entre eux, en se différenciant ainsi des groupes proches qu'ils désignent comme llameros, tarabucos, ch'utas (des alentours de Sucre) et des katus (de la région de Tacobamba). LES TARABUCO
Malgré cette unité, les tarabuco n'ont pas de nom pour toutes ces communautés qui continuent d'utiliser une &laqno;montera» (espèce de casque espagnol), ni de structure collective ni des mythes qui parlent d'une origine commune à tous. Même ainsi, l'unité du vêtement et de la musique témoignent d'une dynamique des peuples andins, capables de créer de nouvelles identités, non pas dans un passé lointain mais sous nos yeux. LES CH'UTAS Aux alentours de la ville de Sucre, et dans la province Oropeza (département de Sucre) vers le nord, on trouve quelques communautés ch'utas voisines des jalq'as, parlant quechua. Dans certaines communautés, les jalq'as, ch'utas et llameros cohabitent, tout en conservant leurs traditions et coutumes: les ch'utas occupant les vallées alors que les jalq'as et les llameros sont sur la puna (le plateau). Leur origine hypothétique remonterait au début du XXº siècle. Actuellement, ce groupe ethnique est en risque d'extinction, surtout en raison de l'acculturation rapide dûe à la proximité de la ville de Sucre. Dans tout le territoire ch'uta, on peut apprécier deux étages écologiques: au sud, des vallées fermées et ouvertes, idéales pour la culture du maïs, des fèves, petits pois, pommes de terre, etc., et au nord, des plateaux où l'on cultive du blé, de l'avoine, de la quinua, du tarwi, etc. Les ch'utas furent particulièrement identifiés par le coloris et l'élégance de leurs vêtements, qui les différenciaient des autres groupes voisins; le vêtement des ch'utas, celui de tous les jours comme celui des fêtes, definissait leur identité en tant que culture. Actuellement, ces habits ne sont plus de mise en raison du coût élevé qu'ils représentent et par l'influence constante de la ville. Parmi les activités productives des ch'utas, la céramique a occupé une place très importante dans la vie quotidienne, la même qui a été transmise de génération en génération jusqu'à se convertir aujourd'hui, dans bien des communautés, en une source décisive de revenus. Tout au long de l'année, les ch'utas célèbrent des fêtes, mais il est évident que le carnaval est la plus importante. On le fête en construisant une pukara, dont la signification et la conception sont exactement les mêmes que ceus de la culture jalq'a, qui diffère de la culture tarabuco. Comme dans toutes les Andes, elle était et elle est vécue comme une manifestation de la joie que produit la fertilité agricole, qui s'exprime dans la verdeur des champs, par les danses, la musique, les couplets et le coloris des costumes. A COMBIEN DE PERSONNES SERVENT LES PROJETS D'ASUR
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