Fundación para la Investigación
Antropólogica y el Etnodesarrollo
"Antropólogos del Surandino"


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AIRE GÉOGRAPHIQUE ET ETHNIQUE DE TRAVAIL

Le travail actuel d'ASUR se déroule auprès de paysans indigènes des communautés jalq'a (cantons de Quila Quila, Marawa et Potolo, province Oropeza) et des paysans des communautés du secteur Tarabuco (cantons Icla, province Zudañez), toutes deux étant des micro-régions du département de Chuquisaca. C'est lá qu'ASUR soutient le Programme Textile Jalq'a Tarabuco.
De même, ASUR travaille avec les paysans ch'uta des communautés proches de Sucre, avec lesquelles le Programme Céramique est en train de s'organiser.

LES JALQ'A

Ils constituent un groupe ethnique qui se déploie des deux côtés de la frontière entre les provinces de Chayanta (département de Potosí) et d'Oropeza (département de Chuquisaca).

Avec une population de près de 20000 habitants, ils occupent des punas basses et des vallées, cultivant des pommes de terre, du blé, de l'avoien, un peu de quinua, du maïs, des fèves, des potirons, des légumes et quelques fruits dans les régions les plus basses; le bétail est composé de moutons, chèvres, quelques vaches et ânes, en petit nombre par famille.

Avec la Réforme Agraire (1953), les jalq'a se sont organisés en communautés de ex-hacienda et quelques ayllus originaires, comme a Qhara Qhara, Moro Moro (actuellement Ravelo) et à Quila Quila. A la différence des groupes ethniques de la région du Nord de Potosí, les jalq'as n'ont pas d'organisatin politico-sociale segmentaire, centralisée et unique pour tout le groupe. L'unité est affirmée par le nom même de jalq'a par lequel ils se nomment entre eux, en se différenciant ainsi des groupes proches qu'ils désignent comme llameros, tarabucos, ch'utas (des alentours de Sucre) et des katus (de la région de Tacobamba).

LES TARABUCO

Les différentes communautés qui gravitent autour du bourg de Tarabuco apparaissent aujourd'hui comme une unité: elles parlent la même langue, le quechua, elles célebrent des fêtes et des rites communs (parmi eux le fameux phujllay), plus spécifiquement, elles portent les mêmes vêtements qui les caractérisent et permet de les identifier par le nom populaire de tarabuqueños.
Néanmoins, à l'arrivée des espagnols, cette région était peuplée par différents groupes ethniques qui provenaient de différents et lointains horizons.
Il faut se rappeler que Tarabuco se situe dans ce qui fut la &laqno;frontière» entre les populations des basses terres et l'empire inca. Pour proteger la frontière des invasions constantes, en particulier des chiriguanos, les incas installèrent des guerriers provenant de diverses provinces de l'empire. A un certain moment d'une histoire peu étudiée jusqu'à présent, les descendants de ces divers groupes ont progressivement adopté des coutumes semblables et un costume qui - à quelques différences près dans le dessin de certaines pièces - leur donne un air commun.

Malgré cette unité, les tarabuco n'ont pas de nom pour toutes ces communautés qui continuent d'utiliser une &laqno;montera» (espèce de casque espagnol), ni de structure collective ni des mythes qui parlent d'une origine commune à tous. Même ainsi, l'unité du vêtement et de la musique témoignent d'une dynamique des peuples andins, capables de créer de nouvelles identités, non pas dans un passé lointain mais sous nos yeux.

LES CH'UTAS

Aux alentours de la ville de Sucre, et dans la province Oropeza (département de Sucre) vers le nord, on trouve quelques communautés ch'utas voisines des jalq'as, parlant quechua. Dans certaines communautés, les jalq'as, ch'utas et llameros cohabitent, tout en conservant leurs traditions et coutumes: les ch'utas occupant les vallées alors que les jalq'as et les llameros sont sur la puna (le plateau). Leur origine hypothétique remonterait au début du XXº siècle. Actuellement, ce groupe ethnique est en risque d'extinction, surtout en raison de l'acculturation rapide dûe à la proximité de la ville de Sucre.

Dans tout le territoire ch'uta, on peut apprécier deux étages écologiques: au sud, des vallées fermées et ouvertes, idéales pour la culture du maïs, des fèves, petits pois, pommes de terre, etc., et au nord, des plateaux où l'on cultive du blé, de l'avoine, de la quinua, du tarwi, etc. Les ch'utas furent particulièrement identifiés par le coloris et l'élégance de leurs vêtements, qui les différenciaient des autres groupes voisins; le vêtement des ch'utas, celui de tous les jours comme celui des fêtes, definissait leur identité en tant que culture.

Actuellement, ces habits ne sont plus de mise en raison du coût élevé qu'ils représentent et par l'influence constante de la ville. Parmi les activités productives des ch'utas, la céramique a occupé une place très importante dans la vie quotidienne, la même qui a été transmise de génération en génération jusqu'à se convertir aujourd'hui, dans bien des communautés, en une source décisive de revenus. Tout au long de l'année, les ch'utas célèbrent des fêtes, mais il est évident que le carnaval est la plus importante. On le fête en construisant une pukara, dont la signification et la conception sont exactement les mêmes que ceus de la culture jalq'a, qui diffère de la culture tarabuco. Comme dans toutes les Andes, elle était et elle est vécue comme une manifestation de la joie que produit la fertilité agricole, qui s'exprime dans la verdeur des champs, par les danses, la musique, les couplets et le coloris des costumes.

A COMBIEN DE PERSONNES SERVENT LES PROJETS D'ASUR ?
 

*Programme Textile Jalq'a-Tarabuco  
Femmes tisseuses  1.005
Hommes tisseurs et dirigeants +  101
* Programme Céramique    
Potiers (hommes et femmes): +  60

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Total des producteurs: =  1.166
(multiplié par approx.5 personnes par famille) x  5

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Total approximatif des bénéficiaires directs =  5.830
     

Activité Culturelle d'ASUR

ASUR réalise aussi une intense activité culturelle:

  • de soutien au Musée Textile Ethnographique;
  • de présentation d'expositions en Bolivie et a l'étranger;
  • de publication d'études sur les textiles, l'ethnohistoire et l'ethnologie;
  • de réalisation de conférences de divulgation anthropologique.

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